IV
Le baptême de Clovis.
Plus d’un lecteur aura été étonné de ne pas trouver dans ce livre une étude sur le baptême de Clovis, qu’on a si souvent présenté comme l’épisode de sa vie le plus fertile en légendes et le plus chanté par la poésie populaire (Voir encore ce qu’en dit M. G. Paris, La Littérature française au moyen âge p. 25 : « Cette épopée a pour point de départ et eut pour premier sujet le baptême de Clovis etc. »). Je crois au contraire avoir établi que cet épisode est emprunté par Grégoire de Tours à un Vita Remigii très ancien, et qu’il y en a peu de plus historiques dans tout le règne de Clovis (Les sources de l’histoire de Clovis dans Grégoire de Tours dans Rev. des Quest. histor. oct. 1888). Les formules poétiques avec lesquelles Grégoire de Tours raconte l’histoire paraissent empruntées elles-mêmes à ce Vita, écrit, comme tant de documents de l’époque de la décadence, en cette prose qui affectait volontiers le langage de la poésie (sic infit ore facundo, mitis depone colla Sicamber, etc.).