Scène XII
Monsieur…
Qu’est-ce qu’il y a ? On n’entre pas.
Oh ! je le sais, monsieur !
C’est-à-dire que, si tu le fais entrer, tu seras malin !
Qu’est-ce que vous voulez ?
Ce sont des vêtements que l’on apporte de chez la couturière pour madame.
Ah ! (Allant à Étienne et le débarrassant de son carton.) C’est bien, donnez ! (Le congédiant.)) Allez ! (À Petypon, tandis qu’Étienne sort.) Et tiens ! voilà encore une preuve que madame est ta femme : ces vêtements qu’on apporte pour elle !
Hein !
Elle m’avait dit qu’elle les attendait pour se lever ; les voilà ! (À la Môme.) Tenez, mon enfant, allez vous habiller.
Merci, m’ n’ onc’ !
C’est ça ! il lui donne les robes de ma femme !
Oh ! là ! là ! Je vais avoir l’air d’une ouvreuse, moi, avec ça ! Enfin, ça vaut encore mieux que rien. (Haut, au général.) M’ n’ onc’ !
Ma nièce ?
« Mon oncle ! » Elle a tous les toupets !
M’ n’ onc’, voulez-vous-t’y tirer les rideaux ?
« Voulez-vous-t’y tirer les rideaux ! » Mais, comment donc ! (Descendant vers Petypon une fois sa mission accomplie.) Elle est charmante, ma nièce ! charmante ! Ce qu’elle va en faire un effet en Touraine ! Ce qu’elle va les révolutionner, les bons provinciaux !
Ah ! j’en ai peur !