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Classiquesen Ligne

Scène X


LE COMMANDEUR, LE PÈRE DE FAMILLE, MADAME HÉBERT, MONSIEUR LE BON, DESCHAMPS.
Le Commandeur, apercevant madame Hébert.

Femme maudite ! (À Deschamps.) Et toi, coquin, que fais-tu ici ?

Madame Hébert, Monsieur Le Bon et Deschamps, au commandeur.

Monsieur !

Le Commandeur, à madame Hébert.

Que venez-vous chercher ? Retournez-vous-en. Je sais ce que je vous ai promis, et je vous tiendrai parole.

Madame Hébert.

Monsieur… vous voyez ma joie… Sophie…

Le Commandeur.

Allez, vous dis-je.

Monsieur Le Bon.

Monsieur, monsieur, écoutez-la.

Madame Hébert.

Ma Sophie… mon enfant… n’est pas ce qu’on pense… Monsieur Le Bon… parlez… je ne puis.

Le Commandeur, à monsieur Le Bon.

Est-ce que vous ne connaissez pas ces femmes-là, et les contes qu’elles savent faire ?… Monsieur Le Bon, à votre âge vous donnez là dedans ?

Madame Hébert, au Père de famille.

Monsieur, elle est chez vous.

Le Père de famille, à part et douloureusement.

Il est donc vrai !

Madame Hébert.

Je ne demande pas qu’on m’en croie… Qu’on la fasse venir,

Le Commandeur.

Ce sera quelque parente de ce Germeuil[8], qui n’aura pas de souliers à mettre à ses pieds. (Ici on entend, au dedans, du bruit, du tumulte, et des cris confus.)

Le Père de famille.

J’entends du bruit.

Le Commandeur.

Ce n’est rien.

Cécile, au dedans.

Philippe, Philippe, appelez mon père.

Le Père de famille.

C’est la voix de ma fille.

Madame Hébert, au Père de famille.

Monsieur, faites venir mon enfant.

Saint-Albin, au dedans.

N’approchez pas ! Sur votre vie, n’approchez pas.

Madame Hébert et Monsieur Le Bon, au Père de famille.

Monsieur, accourez.

Le Commandeur, au Père de famille.

Ce n’est rien, vous dis-je.