Areca oleracea. Genre des Palmiers.
Le chou palmiste est un des plus beaux palmiers connus: il ne croît que dans les forêts vierges des montagnes, dans les îles d’Afrique et d’Amérique; il atteint souvent plus de cent pieds de haut. Son stipe droit et flexible porte un gracieux parasol de feuilles ailées, qu’il étale au-dessus des arbres environnants, comme pour les protéger de l’ardeur du soleil.
Le tronc du palmiste est très-dur, à sa circonférence, sur une épaisseur de deux ou trois pouces. Il est composé de faisceaux très-rapprochés; l’intérieur en est rempli d’une moelle tendre, filandreuse, analogue au sagou, qu’on enlève pour employer le bois à faire des canaux, des tuyaux de pompe, etc.
Les fruits du palmiste sont semblables à des olives; on ne les mange point. Le chou, aliment aussi sain qu’agréable, est un long bourgeon qui couronne l’arbre; il est recouvert par la base dilatée des pétioles, et formé de lames qui, d’abord verdâtres, puis violettes, puis roses, deviennent de plus en plus blanches, à mesure qu’elles se rapprochent de la partie centrale. Celle-ci est longue de deux pieds, cylindrique, et grosse comme le poignet; elle a le goût de la châtaigne et de l’artichaut, et se mange crue, ou cuite sous la cendre, et à la sauce.
L’enlèvement du chou arrête la végétation de l’arbre, qu’on est obligé de sacrifier, ce qui tend naturellement à rendre cette espèce de plus en plus rare. (Voir page 52.)