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Classiquesen Ligne
Alexandre Dumas
Pauline et Pascal Bruno
MDCCCL
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Domaine public · libre & gratuit
Source : Project Gutenberg
XIXe siècle · 1850

Pauline et Pascal Bruno

1850Roman Français RomanRomantisme
MariageVengeance

Pauline (1838) est l'un des premiers romans de Dumas, écrit dans la veine du roman noir et du récit de vengeance alors en vogue, qui raconte le destin tragique d'une jeune femme, Pauline de Meulien, mariée contre son gré à un noble portugais aussi séduisant en apparence que monstrueux dans l'intimité, qui la séquestre et la maltraite avec une cruauté raffinée digne des pires romans gothiques anglais dont Dumas s'inspire alors largement. Le récit, construit en partie comme une confession rétrospective faite par Pauline elle-même à un ami de jeunesse retrouvé par hasard, dévoile progressivement l'ampleur des sévices qu'elle a endurés et la manière dont elle est parvenue, au prix d'un courage et d'une ruse considérables, à échapper à l'emprise de son bourreau conjugal avant qu'une vengeance providentielle ne vienne clore cette histoire de souffrance et de résilience féminine. Dumas y expérimente un registre plus sombre et plus intimiste que ses grandes fresques historiques ultérieures, encore marqué par l'influence du roman gothique et frénétique très prisé du public français des années 1830, avant de trouver dans les années suivantes la formule du roman de cape et d'épée historique qui fera sa gloire mondiale. Moins connu aujourd'hui que ses œuvres de la maturité, ce roman de jeunesse témoigne des débuts d'un Dumas encore en quête de sa manière propre, déjà virtuose du suspense et de l'art de tenir un lecteur en haleine. Ce volume réunit en réalité deux récits distincts de jeunesse : Pauline proprement dite, et Pascal Bruno, inspiré d'une histoire entendue par Dumas lors de son propre voyage en Sicile en 1835, d'abord publié en feuilleton dans La Presse en janvier et février 1837 avant d'être réuni à Pauline dans cette édition commune de 1838. Ces deux textes de jeunesse, aujourd'hui moins lus que les grandes fresques historiques ultérieures de Dumas, éclairent néanmoins la genèse de son art du suspense et de la narration enchâssée.