Scène XV
Ah ! çà, dites donc, vous vous moquez du monde.
Suzanne !… Ah bien, il ne manquait plus que ça !
Encore une personne… Ah ! c’est trop fort !
Qui est cette dame ? (no 3).
Rien… C’est la caissière… Elle a une maladie de nerfs, ne fais pas attention… (À Suzanne qui est juste redescendue.) Je vous en prie, calmez-vous, Suzanne, pas de scandale !
Il fallait me dire que vous vouliez me faire une mystification… Il fallait me dire que vous étiez avec votre maîtresse !
Hein !… Ah ! mais, madame, pour qui me prenez-vous ? Sachez que je suis une cliente… Je viens me commander une robe.
Ah ! ce n’est pas à moi qu’il faut la raconter, celle-là !
Comment ?
Mais, je vous assure…
Vous aussi… Eh bien, mon ami, vous avez de l’aplomb !
Mon cher, quand on est l’amant de sa caissière, la première chose est d’éviter à ses clientes des avanies pareilles !
Allons, bon, l’amant de la caissière, à présent !
Où ça ? Quelle caissière ?… Qu’est-ce qu’elle raconte ?
Mais rien ! rien !… Elle ne s’occupe pas de vous.
Je suis une femme comme il faut… Monsieur est mon couturier.
Encore !
Oui, encore… Et la preuve que monsieur n’est que ça, c’est que je suis venue avec mon époux.
Votre époux, je voudrais bien le voir !…
Mais vous le verrez ! Il est en bas qui promène le chien…
Oh ! la ! la ! la ! la !
Eh ! tenez… je l’entends.