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Classiquesen Ligne

Scène X

HERBELIER, BAUDE-BOBY, LA BARONNE.
LA BARONNE, entrant par le fond, très affairée.

Eh bien, où est-il ? (À Herbelier.) Ah ! monsieur Herbelier ! Vous n’avez pas vu le vicomte ?… Ah ! c’est juste, vous ne le connaissez pas !… Un petit jeune homme blond, charmant, avec une moustache !

HERBELIER.

J’ai vu en effet un jeune homme blond.

LA BARONNE.

Très joli garçon.

HERBELIER.

Mais pas très joli garçon.

LA BARONNE, vivement.

C’est le même. Eh bien ?

HERBELIER.
Il a l’air d’un garçon plein de bon sens.
LA BARONNE.

Eh bien ? où est-il ?

HERBELIER.

Il est rentré se coucher.

LA BARONNE, stupéfaite.

Qu’est-ce que vous dites ?

HERBELIER.

Oui. Je n’ai pas eu trop de peine à le décider. J’ai même cru sentir que je lui rendais un petit service.

LA BARONNE, suffoquée.

M. Herbelier, vous ne vous doutez pas de ce que vous venez de faire ! Savez-vous qui vous venez de mettre à la porte de chez vous ? Le vicomte de Houdan, qui venait ici pour épouser votre fille !

HERBELIER.

C’est fâcheux ! Mais on aurait pu me prévenir !

LA BARONNE.

Est-ce qu’on pouvait prévoir que vous enverriez vos invités se coucher ! Venez, M. Baude-Boby ! Il faut le ramener coûte que coûte ! Oh ! quelle tâche ! quelle tâche !

HERBELIER, apercevant madame Herbelier.

Ma femme !

Il sort.