Scène II
Elle n’est pas mauvaise ! Il me met à côté de Triplepatte ! Robert de Houdan, Bertrand d’Avron ! Demandez la liste des gendres successifs de l’éléphant blanc !
Comment ! Robert de Houdan est ici ?
Il arrive d’Italie. Il faut vous dire qu’il a quitté Paris, il y a quinze jours, pour courir après ses malles qui avaient été enregistrées pour Rome.
De sorte que ce voyage de noces qu’il redoutait tant, il a été obligé de le faire tout de même, et sans femme !
Il est vrai qu’il aimait peut-être mieux ça.
Ça se dit !
Vous savez l’histoire de son autre fiancée ?
Oui, la petite fille de six ans ?
Elle l’a lâché.
Ah bah !
Oui ! Madame de Crèvecœur a trouvé pour sa fille un bien plus beau parti, c’est un duc, âgé de trois mois ; elle l’a pris chez elle avec sa nourrice et, dans dix-huit ans, elle lui fera épouser sa fille.
C’est une femme qui a de l’esprit de suite.
Si vous voulez venir à la promenade des Anglais, vous avez des chances d’y rencontrer le vicomte.
Ah non ! par exemple ! Je ne le connais plus ! Quel affreux jeune homme !
Venez-vous, Bertrand ?
Restez. Voici justement des gens qui vous intéressent.
Non ! il vaut mieux que je me montre le moins possible… Parlez-leur de moi : j’ai plus de confiance dans votre éloquence que dans la mienne.
Il sort avec Baude-Boby par la gauche ; la baronne fait des signes avec son ombrelle vers la droite.