Aller au contenu principal
Classiquesen Ligne

De Kankan à Bougouni par Falama et Iantola.

A la sortie du village de Kankan et dans tous les alentours, quelques beaux banans sont en train d’ouvrir leurs capsules pleines d’une bourre moins soyeuse que celle du boumou (Bombax Buonopozense Beauv.).

La région entourant Kankan constitue une plaine assez vaste limitée d’un côté par le Milo qui, sur l’autre rive, est bordé de hauteurs. Cette plaine de Kankan est fort nue à cette époque de l’année. Il y a très peu d’arbres dans la brousse. De loin en loin on aperçoit la grande Euphorbe cactiforme formant des touffes impénétrables. Je rencontre pour la première fois, en fleurs, un petit Acacia à tiges cendrées, à fleurs blanches, très odorantes.

Quelques marigots en terrain plat (plutôt des mares) sont près du sentier. Les bords en sont envahis par un Jussieua avec ses racines blanc d’ivoire, faisant saillie hors de l’eau, à pointe tournée vers le haut.

A 1 kilomètre à peine de Kerfamouria, on traverse un marigot dont les bords sont occupés par plusieurs arbres intéressants en fleurs. Le village de Kerfamouria est assez important, tous les habitants sont musulmans. La mosquée, pittoresque, est surmontée de chapiteaux emboités. Ce sont simplement des termitières construites sur les plateaux ferrugineux par le Termes mordax (d’après Schweinfurth) et qui forment ici des motifs de décoration très remarquables. Le village est environné, de toutes parts, par la grande Euphorbe cactiforme qui sert même à faire des clôtures.

A l’intérieur du village, je remarque de beaux orangers chargés de fruits, des papayers, quelques bananiers, de jeunes pieds de sounsoun (Spondias dubia Guil. et Perr.). Entre Kerfamouria et Foucé, le lougan est assez étendu et contient des cultures de mil, de manioc et de coton.