Guirila et Koba.
21 mars. — De Diangana à Guirila, la route est monotone. On trouve une ou deux montées ferrugineuses assez raides ; les pierres sont couvertes de mousses. A Diangana, les orangers sont nombreux et portent des fruits. Je remarque aussi des dattiers et des pommiers d’acajou (Anacardium occidentale Gærtn.). A l’entrée et à la sortie du village, j’aperçois des trophées de cornes de bœufs et d’antilopes et sur le trophée de sortie, une tête énorme de caïman. En sortant du village, nous passons le Milo, presque à sec. Sur les bords on cultive du diéfa diaba (Tephrosia Vogelii Hook.). Sur une longueur de 6 à 8 kilomètres, on parcourt une région, envahie par la brousse, et couverte de plateaux ferrugineux où le goïn est assez commun. Je remarque aussi le colocolo en fleurs, assez commun, une Ombellifère, une Euphorbiacée. On rencontre un village de cultures et plusieurs autres entièrement détruits et abandonnés. Tous les villages détruits par Samory se retrouvent, dans la brousse, marqués par les baobabs qui croissent sur l’emplacement abandonné. A notre arrivée au village de Koba, nous trouvons les notables qui nous attendent sur le chemin. Koba est encore un village presque ruiné qui paraît avoir eu autrefois une importance assez grande si on en juge par l’emplacement des cases détruites. On y cultive le mil, le maïs. Le diefa-diaba est très commun ; le coton n’est pas rare.
J’aperçois des plantes de jeunes orangers, quelques bananiers, des papayers et des pommiers d’acajou non encore fleuris.