N’Jandes-N’diander.
Ce sont des cuvettes, remplies de terres noires (tourbe) séparées les unes des autres par de petites dunes fixées et séparées également de la mer par des dunes plus hautes. A M’Bidjem, l’eau de ces cuvettes est douce, limpide, et elle sert à la boisson des indigènes. Dans le fond de la cuvette l’eau est à fleur de terre, et même en partie ces cuvettes sont pleines d’eau à l’hivernage. Grâce à l’humidité du sol et surtout à l’humidité de l’air due au voisinage de la mer (grande évaporation dans la journée et condensation, la nuit, sous l’influence du froid), une foule de plantes qui ne dépassent pas le 12e degré croissent en abondance. Tels sont : le palmier à huile, le Landolphia Heudelotii, et la plante (Euphorbiacée, à chatons insérés sur les branches) des bords des marigots des environs de Kouroussa. La plus remarquable de ces plantes est l’Uvaria æthiopica Rich., plante de la côte d’Ivoire et de Sierra-Leone, non rencontrée au Soudan. Dans l’intérieur, il faut aller chercher ces plantes dans l’extrême-sud de la Volta et de la région sud du Soudan. Le caféier pourrait réussir sous abri dans cette région et le palmier à huile pourrait fournir cet abri.