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Voltaire
Zadig, ou la Destinée, histoire orientale
MDCCXLVII
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Domaine public · libre & gratuit
Source : Project Gutenberg
XVIIIe siècle · 1747

Zadig, ou la Destinée, histoire orientale

1747Roman Français RomanSiècle des Lumières
Justice

Jeune Babylonien aussi vertueux que malchanceux, Zadig voit chacune de ses tentatives de bonheur brisée par un coup du sort — trahi par les femmes, calomnié par les envieux, réduit en esclavage puis condamné au bûcher pour avoir aboli une coutume cruelle. Après un dernier détour par l'ermite qui lui révèle le secret de la Providence, il retrouve Astarté et devient roi. Publié en 1747, ce conte pose sous le voile de l'Orient fantaisié la grande question voltairienne : le monde obéit-il à un plan, ou seulement au hasard ? Publié pour la première fois en 1747 sous le titre Memnon, histoire orientale avant d'être remanié et republié l'année suivante sous son titre définitif, ce conte philosophique, l'un des premiers et des plus aboutis du genre chez Voltaire, développe sa réflexion sur la Providence à travers l'apologue fameux de l'ange Jesrad, qui explique à Zadig que le mal apparent participe toujours d'un ordre supérieur invisible aux yeux des hommes. Ce conte, qui mêle avec une élégance rare érudition orientale, satire sociale déguisée et réflexion métaphysique sur le sens du mal et de la souffrance humaine, installe durablement le genre du conte philosophique voltairien qui culminera une décennie plus tard avec Candide, son texte le plus universellement lu et étudié. Le personnage de Zadig, sage malgré lui ballotté par un destin qui semble s'acharner contre ses vertus mêmes, incarne la première grande méditation voltairienne sur l'écart entre le mérite individuel et le sort réellement réservé par la providence ou le hasard, question qui hantera toute son œuvre philosophique ultérieure. Ce texte reste aujourd'hui l'un des contes voltairiens les plus étudiés dans l'enseignement secondaire français, précisément pour la clarté avec laquelle il expose, sous une forme narrative accessible et divertissante, les grandes questions philosophiques sur la justice, le hasard et la providence qui traversent tout le siècle des Lumières.