Écrivaine et conférencière genevoise publiant sous le pseudonyme de Berthe Vadier, Céleste-Vitaline Benoît fait paraître entre 1878 et 1908 des notices biographiques sur Rousseau et Amiel, des récits pour la jeunesse, des comédies de salon et des traductions de poètes, tout en donnant plusieurs séries de conférences à l'Athénée de Genève. Amie littéraire et confidente du philosophe et écrivain Henri-Frédéric Amiel, qu'elle appelle son parrain tandis qu'il la nomme sa filleule, elle l'accueille et le soigne avec affection durant ses dernières années, de 1879 jusqu'à sa mort en 1881. De cette relation privilégiée naît en 1886 sa biographie d'Amiel, Henri-Frédéric Amiel : étude biographique, ouvrage substantiel qui constitue une source précieuse sur la vie du philosophe suisse.