Né en 1886 à Bordeaux, où il passe sa jeunesse et noue de nombreuses amitiés fidèles, dont celle de François Mauriac, qui fera tout pour perpétuer son souvenir, Jean de La Ville de Mirmont laisse une œuvre brève mais marquante : un court roman, Les Dimanches de Jean Dézert, des contes, et des poèmes publiés à titre posthume sous le titre L'Horizon chimérique. Mobilisé comme sergent au 57e régiment d'infanterie lors de la Première Guerre mondiale, il périt au front de Verneuil, sur le Chemin des Dames, le 28 novembre 1914, enseveli par un obus, à seulement vingt-sept ans. Quatre de ses poèmes, dont le célèbre Vaisseaux, nous vous aurons aimés, seront mis en musique par Gabriel Fauré dans une suite de mélodies portant le même titre que son recueil.