Né en 1586 à Herrenberg, dans le Wurtemberg, fils d'un pasteur devenu abbé de Königsbrunn, Johann Valentin Andreae étudie la théologie et les sciences naturelles à Tübingen, où il montre un vif intérêt pour l'ésotérisme, avant d'obtenir son grade en 1614 et de devenir prêtre à Calw. Réformateur religieux, il y réorganise l'école et les institutions sociales, fonde des œuvres de charité et crée la Christliche Gottliebende Gesellschaft, société pieuse chrétienne, avant de devenir en 1639 prédicateur de la cour et conseiller du consistoire à Stuttgart, où il milite pour une réforme profonde de l'Église. Il revendique dans son autobiographie la paternité des Noces chymiques de Christian Rosenkreutz (1616), l'un des trois textes fondateurs de la légende rosicrucienne, bien que son rôle exact dans l'origine de ce mouvement reste débattu — dans ses œuvres plus tardives, il tourne d'ailleurs en dérision l'alchimie, la reléguant parmi les sciences moins sérieuses aux côtés de la musique, de l'art, du théâtre et de l'astrologie. Il meurt en 1654.