Né en 1866 à Spincourt, dans la Meuse, Louis Bertrand suit des études classiques de lettres qui le mènent à l'École normale supérieure, puis à l'agrégation de lettres et au doctorat obtenu en 1897. Professeur de rhétorique aux lycées d'Aix-en-Provence, de Bourg-en-Bresse puis d'Alger, où il séjourne de 1891 à 1900, il nourrit largement son œuvre littéraire de son expérience et de ses connaissances de l'Afrique du Nord, qu'il voit comme un creuset des civilisations latines — Le Sang des races (1899), Jean Perbal (1925). Il consacre également plusieurs essais à la Méditerranée et à l'Orient, ainsi que des monographies à saint Augustin, sainte Thérèse, Louis XIV, Philippe II et Flaubert. Après une défaite en 1923 face à Georges de Porto-Riche, il est élu à l'Académie française le 19 novembre 1925, succédant à son compatriote lorrain Maurice Barrès. Il meurt en 1941.