Née en 1664 dans la bourgeoisie orléanaise, fille de Jacques Barbier, maître artillier devenu commissaire provincial d'artillerie, et de Marie Sinson, issue de la bourgeoisie d'offices, Marie-Anne Barbier s'illustre dans tous les genres littéraires en vogue au début du XVIIIe siècle — dramaturge, poétesse, librettiste, romancière et journaliste, elle est l'une des toutes premières femmes de lettres à vivre de sa plume. Fréquentant à la fin du XVIIe siècle le salon de Marie-Anne Mancini, elle y compose ses premières élégies, encouragée par le poète Martin de Baraton puis par le dramaturge Edme Boursault, qui devient son mentor pour le théâtre. Elle fait représenter quatre tragédies, Arrie et Pétus (1702), Cornélie (1703), Tomyris (1707) et La Mort de César (1709), une comédie en un acte, Le Faucon (1719), deux opéras, dont Les Fêtes de l'été sur une musique de Montéclair et Le Jugement de Pâris, ainsi qu'un ballet en trois actes, Les Plaisirs de la campagne (1719). Après 1722, elle cesse de publier mais continue d'écrire, laissant deux comédies en prose restées manuscrites, L'Inconstant et La Capricieuse.