Né en 1755 à Paris, fils de Pierre-Joseph de Piis, chevalier de Saint-Louis et major au Cap-Français, initialement destiné au service dans l'armée coloniale française, il renonce à la carrière militaire en raison d'une santé fragile et achève au collège d'Harcourt les études commencées au lycée Louis-le-Grand. Dramaturge et homme de lettres français, il débute au théâtre à vingt et un ans, en 1776, avec une parodie d'Alceste intitulée La Bonne femme, bien accueillie du public, et devient, avec Pierre-Yves Barré, l'un des cofondateurs du Théâtre du Vaudeville à Paris. Il figure parmi les fondateurs du Portique républicain, de la société des dîners du Vaudeville et du Caveau moderne, qu'il préside après la mort de Laujon ; en 1794, il écrit la chanson La Liberté des nègres, célébrant l'abolition de l'esclavage par la Convention nationale. Remarqué pour la facilité et le tour agréable de son esprit, son œuvre pèche cependant par la négligence de la forme et la prolixité, et son talent de vaudevilliste, jugé fort inégal, n'a laissé aucune de ses nombreuses compositions au répertoire. Il meurt en 1832 à Paris.