Né en 1875 à Lübeck dans une famille de négociants en céréales, Thomas Mann publie en 1901 Les Buddenbrook, saga du déclin d'une famille de commerçants qui le rend célèbre et lui vaudra, en 1929, le prix Nobel de littérature. La Mort à Venise (1912) puis La Montagne magique (1924), née d'un séjour dans un sanatorium suisse au chevet de sa femme et de l'expérience de la Première Guerre mondiale, confirment sa stature d'écrivain majeur de son siècle. Farouche opposant au nazisme, qu'il perçoit comme le symbole de la déchéance intellectuelle de l'Europe, il s'exile dès 1933 en Suisse puis aux États-Unis, avant de revenir finir sa vie en Suisse en 1952. Il meurt à Zurich en 1955, laissant une œuvre qui reste l'une des plus influentes de la littérature de langue allemande du XXe siècle.