Né en 1853 à Jitomir, en Volhynie, dans une famille polonaise marquée par la répression de l'insurrection de 1863, Vladimir Korolenko choisit dès ses études le camp de l'opposition au tsarisme, ce qui lui vaut deux déportations, en 1879 puis en 1881. Son exil en Sibérie orientale, en Iakoutie, lui inspire des récits imprégnés de descriptions saisissantes de la nature, dont Le Songe de Makar (1885), qui le fait connaître comme écrivain populiste, journaliste et défenseur infatigable des droits de l'homme. Se voulant davantage observateur que maître à penser, il évite dans son œuvre le dogmatisme qui caractérise souvent la littérature radicale de son temps, et se montre après la révolution d'Octobre 1917 lucide et critique envers le nouveau régime soviétique. Il meurt en 1921 à Poltava.