Culture du riz pour les défrichements.
Après avoir coupé les arbres et les broussailles qui recouvrent le terrain, on y met le feu, et ensuite on sème le riz en faisant, avec un bâton ou plantoir, un trou dans lequel on met trois à quatre grains de riz; ou bien on se contente de semer à la volée, et de renfermer dans le champ, pendant une nuit, un troupeau de buffles qui, par leurs piétinements, enfoncent les grains dans la terre. Dans cette sorte de culture l’herbe pousse vigoureusement, et oblige à plusieurs sarclages; mais la peine du cultivateur est amplement payée par une abondante récolte, qui généralement produit de 100 à 120 pour un.
Dans les petites cultures, on coupe les épis un à un, pour les faire ensuite sécher au soleil. Cette manière de récolter, longue et ennuyeuse, offre, sur celle qui se fait en grand, l’avantage de préserver une partie des grains de la voracité des oiseaux.
Toutes les autres espèces de riz des montagnes se sèment de la même manière que celui appelé pinursegui. Ce dernier a l’avantage sur les autres de se récolter trois mois ou trois mois et demi après la semence, tandis qu’il faut au moins cinq mois pour les autres.