SCÈNE III.
Ils se cachent dans la robe de leur mère par crainte de leur père.
Me voici.
Les comptes de la journée d’hier, s’il vous plaît ? — Ce jeune homme qui loge là-haut n’a-t-il pas d’autre nom que Tom ? ou Thomas ?… J’espère qu’il en sortira bientôt.
Il n’a écrit que ce nom-là sur nos registres en louant cette petite chambre. — Voici mes comptes du jour avec ceux des derniers mois.
Catherine ! vous n’êtes plus aussi exacte.
Il veille toute la nuit, ce Tom ? — C’est bien étrange. — Il a l’air fort misérable.
Vous n’êtes plus aussi exacte.
Mon Dieu ! pour quelle raison me dire cela ?
Ne la soupçonnez-vous pas, mistress Bell ?
Serait-ce parce que les chiffres sont mal disposés ?
La plus sincère met de la finesse partout. Ne pouvez-vous pas répondre droit et regarder en face ?
Mais enfin, que trouvez-vous là qui vous fâche ?
C’est ce que je ne trouve pas qui me fâche, et dont l’absence m’étonne…
Mais il n’y a qu’à voir, je ne sais pas bien.
Il manque là cinq ou six guinées, à la première vue j’en suis sûr.
Voulez-vous m’expliquer comment ?…
Passez dans votre chambre, s’il vous plaît, vous serez moins distraite. — Les enfants sont désœuvrés, je n’aime pas cela. — Ma maison n’est plus si bien tenue. Rachel est trop décolletée : je n’aime pas tout cela…
Me voici, me voici ; recommencez cette colonne et multipliez par sept.