SCÈNE II.
Vous avez mal fait, Kitty, de ne pas me dire que c’était un personnage de considération.
En est-il ainsi ? En vérité, je ne le savais pas.
De très grande considération. Lord Talbot m’a fait dire que c’était son ami, et un homme distingué qui ne veut pas être connu.
Hélas ! il n’est donc plus malheureux ? — J’en suis bien aise. Mais je ne lui parlerai pas, je m’en vais.
Restez, restez. Invitez-le à prendre le thé avec le docteur, en famille : cela fera plaisir à lord Talbot.
pour se retirer chez lui.
Non, non, ne t’en va pas, on parle de toi.
Mon ami, voulez-vous avoir la bonté de lui demander s’il veut déjeuner avec mon mari et mes enfants ?
Vous avez tort de l’inviter, il ne peut pas souffrir les invitations.
Mais c’est mon mari qui le veut.
Sa volonté est souveraine. (À Chatterton.) Madame invite son hôte à déjeuner et désire qu’il prenne le thé en famille ce matin…
(Bas.) Il ne faut pas accepter ; c’est par ordre de son mari qu’elle fait cette démarche ; mais cela lui déplaît.
L’a-t-on invité ?
Le docteur lui en parle.
Je suis forcé de me retirer chez moi.
Il est forcé de se retirer chez lui.
Monsieur est forcé de se retirer chez lui.
C’est de l’orgueil : il croit nous honorer trop.
Je n’aurais pas accepté : c’était par pitié qu’on m’invitait.