Aller au contenu principal
Classiquesen Ligne

Scène I.

ZAMTI.

Étan auprès de moi tarde trop à se rendre :
Il faut que je lui parle ; et je crains de l’entendre.
Je tremble malgré moi de son fatal retour.
Ô mon fils ! Mon cher fils ! as-tu perdu le jour ?
Aura-t-on consommé ce fatal sacrifice ?
Je n’ai pu de ma main te conduire au supplice ;
Je n’en eus pas la force ; en ai-je assez au moins
Pour apprendre l’effet de mes funestes soins ?
En ai-je encore assez pour cacher mes alarmes ?