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Classiquesen Ligne

Scène première

GABRIELLE, ÉTIENNE.
Gabrielle, dans son costume de voyage du second acte (chapeau et cache-poussière), entre de droite, suivie d’Étienne, qui porte son sac de nuit et sa couverture de voyage.
Gabrielle (1), descendant en scène.

Comment, monsieur n’est pas là ?

Étienne (2).

Non, madame, monsieur est sorti ! je l’ai vu tout à l’heure, avec son chapeau sur la tête.

Gabrielle.

Comme c’est agréable ! il aurait bien pu se dispenser, à une heure où il devait bien se douter que j’allais arriver… (On sonne.) Tenez, c’est peut-être lui ! Allez ouvrir.

Étienne, posant les deux colis à terre, au fond.

Oui, madame !

Il sort de droite en laissant la porte ouverte.
Gabrielle.

Non, vraiment, je ne comprends rien à la conduite de mon mari !… (S’asseyant sur le canapé). Il en use vis-à-vis de moi avec une désinvolture !… Hier, il me voit chez son oncle ; il assiste à la scène qui s’est passée !… et au lieu de partir avec moi, justement indigné, il me plante là et il prend le train avec le général ! C’est d’un manque d’égards ! (Se levant en voyant Étienne qui rentre de droite.) C’est monsieur ?

Étienne (2).

Non, madame, c’est un jeune homme qui…

Gabrielle (1).

À moins que ce ne soit absolument urgent, je n’y suis pour personne.

Étienne.

Bien, madame !

Il ressort par où il est venu.
Gabrielle, au-dessus du canapé, se dirigeant vers sa chambre.

Ah ! non, merci ! j’ai bien la tête à recevoir des visites !

Elle sort de gauche deuxième plan.