Scène IX
Venez, mon enfant ! Venez !
Hein ?
Et jetez-vous dans les bras de votre mari ! il vous pardonne.
Lucien !…
Ah ! non ! non ! ça ne vas pas recommencer ! Emmenez-la ! je ne veux plus la voir ! emmenez-la !
Hein ? Mais comment ?…
Non, non ! je l’ai assez vue, celle-là ! (Envoyant des ruades dans le vide, dans la direction de la Môme.) Emmenez-la, je vous dis ! emmenez-la !
Mais, voyons ! Mais tu perds la tête !
Ah ! et puis, zut, tu sais !… Moi, ce que j’en fais c’est pour le général ! mais je m’en fiche, après tout ! qu’il reste donc avec sa vieille peau !
Hein !
Qu’est-ce qu’elle a dit ?
Bonsoir !
Non, non, mon enfant ! Au nom du ciel ! pas de coup de tête ! vous le regretteriez.
C’est vrai, ça ! Je me mets en quatre pour lui être agréable !… pour lui éviter des embêtements !
Hein ? Oui, chut !
Il n’y a pas de « hein ? oui ! chut »!…
Mon enfant ! mon enfant !
Estime-toi bien heureux que je sois bonne fille, parce que sans ça !…
Oui, oui ! vous avez raison ! Tenez ! Allez m’attendre dans le petit salon.
Oui, oh ! ben, je l’ai assez vu, le petit salon.
Si ! Si ! mon enfant, je vous en prie ! Je vous appellerai.
Ah ! ben, c’est bien pour vous, allez !… Ah ! la la !… (Sur le pas de la porte, avant de sortir.) A-t-on jamais vu ! Ce vadrouilleur à la manque !