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Classiquesen Ligne
Ségur, Sophie, comtesse de
Le Général Dourakine
MDCCCLXIII
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Domaine public · libre & gratuit
Source : Project Gutenberg
XIXe siècle · 1863

Le Général Dourakine

1863Roman Français Roman
FamilleJustice

Le Général Dourakine (1863) met en scène le général russe Dourakine, personnage haut en couleur d'une bonhomie et d'une générosité exceptionnelles mais aussi d'une naïveté et d'une impulsivité qui le rendent vulnérable aux manipulations de son entourage, notamment celles de son neveu Romane, personnage fourbe et intéressé qui exploite sans vergogne la confiance aveugle et la générosité excessive de son oncle pour ses propres intérêts financiers et sociaux, jusqu'à ce que la vérité sur ses manigances soit enfin révélée au grand jour. La comtesse de Ségur, qui puise directement dans ses propres souvenirs d'enfance russe pour camper ce personnage pittoresque de général bienveillant mais naïf, y développe une réflexion morale sur la nécessaire vigilance face aux flatteurs et aux profiteurs qui peuvent exploiter la bonté et la générosité naturelle des êtres les plus généreux, tout en célébrant simultanément, à travers ce personnage attachant malgré ses défauts de jugement, les vertus de générosité et de bonté de cœur qui transcendent en définitive ses erreurs de discernement occasionnelles envers son entourage intéressé. Ce roman, qui se distingue des autres œuvres de la comtesse de Ségur par son cadre russe directement inspiré de ses propres origines et souvenirs d'enfance dans ce pays qu'elle a dû quitter enfant, offre une couleur locale et une saveur particulière au sein de l'ensemble de son œuvre habituellement plus centrée sur la vie rurale ou bourgeoise française de son époque d'adoption. Par son cadre russe original et son personnage haut en couleur, ce roman offre une facette distinctive de l'œuvre variée de la comtesse de Ségur. La comtesse de Ségur, née Sophie Rostopchine à Saint-Pétersbourg, quitte définitivement la Russie avec sa famille en 1817 après la chute politique de son père, exil qui nourrit directement la nostalgie affectueuse avec laquelle elle dépeint ce personnage de général russe dans ce roman.