Scène II
BARBE, SŒUR ROSALIE, HUGHES, vieilli, pâle, absorbé.
BARBE.
Eh bien ! monsieur, que dites-vous de mes petits reposoirs ? Sœur Rosalie les aime beaucoup.
SŒUR ROSALIE, d’un air pincé.
J’ai dit à Barbe qu’ils sont parfaits.
BARBE.
Et la décoration extérieure, l’avez-vous vue ? Au balcon, les draperies aux couleurs du pape, les belles étoffes chastes… Notre maison sera la mieux parée, n’est-ce pas, sœur Rosalie ?
SŒUR ROSALIE, du même ton glacé.
Je vous en ai complimentée, Barbe.
HUGHES, distrait, l’air de penser à autre chose.
Oui, Barbe s’y entend ! Barbe est précieuse…
SŒUR ROSALIE, se tournant vers Barbe.
Barbe, à plus tard !… Il faut que je m’en aille. Je suis attendue au couvent des Visitandines pour y voir passer la procession… Il y a un reposoir, en face… Ce sera bien beau… (Se tournant vers Hughes.) Je vous salue, monsieur…
Elle sort.