Scène IX
JANE, JORIS, HUGHES, qui rentre.
JANE.
Eh bien, elle est partie, cette Barbe ?
HUGHES.
Ne parlons plus de ce départ. Tous les départs m’inquiètent. Les départs sont comme les malheurs, ils n’arrivent jamais seuls… (On entend un bruit qui monte.) Tiens ! la procession approche… Voilà la rumeur de la foule qui se masse…
JORIS.
Moi, je m’en vais. J’aime mieux voir le défilé au dehors. C’est plus beau, en plein air : les costumes, les chants, les châsses sous le soleil, l’encens respiré de tout près… Et la foi de la foule dont on fait partie… Ah ! si on pouvait peindre cela !… Je vous laisse… Adieu, madame. Hughes, à plus tard !…
Joris sort.