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Classiquesen Ligne

Scène X

AUBIN, MADAME AIGREVILLE.
Madame Aigreville, (no 1).

Je m’en vais… Je ne sais pas ce qu’ils ont à me retenir.

Aubin, qui a pris son chapeau au fond, à part.

La reine. (Haut.) Messieurs, la cour !

Il s’incline.
Madame Aigreville.

Qu’est-ce qu’il dit, celui-là ? (Saluant.) Monsieur…

Aubin, force salutations.

Altesse !

Madame Aigreville, étonnée.

Vous dites ?

Aubin.

Rien ! Je m’incline devant votre majesté !

Madame Aigreville, faisant la coquette.

Ma majesté… Il me trouve majestueuse ! Et puis-je savoir à qui j’ai l’honneur ?…

Aubin, s’inclinant.

Théodore Aubin…

Madame Aigreville.

Oh ! le mari de madame Aubin… que j’ai vue tout à l’heure, une femme charmante… (Brusquement.) Et votre eczéma, comment va-t-il ?

Aubin, ahuri.

Plaît-il ?

Madame Aigreville.

Je dis votre eczéma, comment va-t-il ?

Aubin, il gagne la droite en inspectant ses mains dans tous les sens.

Mais je vous demande pardon, je n’ai pas d’eczéma !

Madame Aigreville.

Oh ! excusez-moi. (À part.) J’ai eu tort de lui en parler, ça a l’air de lui être désagréable ! Deuxième impair ! (Haut.) Je vois, monsieur, que j’ai fait un ana… un anana… un anachronisme, comme dit mon gendre. Je le retire.

Aubin.

Un anachronisme ? Mais il n’y a pas d’anachronisme là-dedans !

Madame Aigreville.

Ah ! vous êtes trop indulgent ! (À part.) Allons, je ne suis pas fâchée d’avoir vu le mari. (Saluant.) Monsieur…

Aubin, saluant.

Altesse…

Sortie de madame Aigreville.