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Classiquesen Ligne

Scène III

AUBIN, ÉTIENNE, puis MADAME AIGREVILLE, YVONNE.
Étienne, entrant vivement.

Monsieur… justement ce sont ces dames… Je vous conseille de vous en aller.

Aubin.

Quelles dames ?

Étienne.

Madame Moulineaux et sa mère.

Aubin.

La femme du docteur ! Vraiment ! il a de la chance, elle revient, elle !

Madame Aigreville.

Monsieur Moulineaux ! Allez le prévenir que je suis là, moi, madame Aigreville.

Aubin.

Madame Aigreville ! Sa Majesté !…

Étienne.

J’y vais. Ah ! Monsieur va être bien heureux !

Il entre à droite premier plan.
Madame Aigreville.

C’est son affaire ! Mais ça m’étonnerait !

Aubin.

Sa Majesté… Madame Aigreville ? Ca n’est pas clair !… (À madame Aigreville.) Je vous demande pardon. Alors vous n’êtes pas…

Madame Aigreville.

Quoi donc ?

Aubin.

La reine du Groënland !

Madame Aigreville.

Moi ! la… (Elle rit.) C’est son eczéma qui lui remonte.

Aubin.

Non ?… mais alors j’ai pris des vessies pour des lanternes.

Madame Aigreville.

Hein !

Aubin.

Euh ! non, ce n’est pas ce que je voulais dire. (Saluant.) Mon Dieu, madame, je vois que vous aurez sans doute à causer avec le docteur ! Je me retire.

Il salue.
Madame Aigreville.

Monsieur !

Aubin, saluant Yvonne.

Madame ! (À part.) Charmante, la femme du docteur !

Il sort.
Madame Aigreville.

Et toi, tu sais, pas de faiblesses !

Yvonne[12].

N’ayez pas peur, maman !