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Classiquesen Ligne

Scène III

Les Mêmes, madame HERBELIER, LE DOMESTIQUE.
MADAME HERBELIER.
Eh bien, mesdemoiselles, vous n’allez pas danser là-bas ?
GILBERTE.

Pas assez de danseurs, madame.

MADAME HERBELIER.

J’en ai invité trente-cinq.

GILBERTE.

Oui, madame. Mais il faut vous décider. Est-ce un bal ? Est-ce un concert ? Vous invitez des danseurs, et vous faites fonctionner la chanteuse. On l’entend du Casino. Ce n’est pas ça qui fera venir le monde.

YVONNE, aux deux jeunes filles.

Je sors, dépêchez vous.

MADAME HERBELIER, au valet de pied qui passe au fond.

Hubert ! Vous avez bien porté cette invitation à l’hôtel d’Angleterre ?

LE DOMESTIQUE.

Oui, madame, à M. le vicomte de Houdan. Il n’était pas à l’hôtel du moment, mais on lui remettra la lettre dès l’instant qu’il rentrera.

MADAME HERBELIER.

On vous a bien dit qu’il rentrerait ?

LE DOMESTIQUE.

Oui, madame ; c’est-à dire qu’on ne m’a rien dit du tout.

MADAME HERBELIER.

Je vous avais dit de demander s’il rentrerait.

LE DOMESTIQUE.

Je l’ai demandé, madame, mais vu que personne de l’hôtel n’en savait rien, personne ne se trouvait susceptible de me répondre.

Il sort.
MADAME HERBELIER.

Pourvu qu’il vienne… (Aux jeunes filles.) Jouez, mesdemoiselles… (À elle-même.) Pourvu qu’il vienne !…

Elle sort.