Nono.
20 février. — C’est un grand village ruiné par le siège des Français. Il occupe encore une dizaine d’hectares d’étendue, mais les cases sont éloignées et dispersées. On trouve des cultures autour du village, des manguiers, des papayers en grand nombre, des orangers, des citronniers, des dattiers. Pour y venir, on traverse d’abord un petit marigot au sortir de Diendenia ; un peu plus loin, on passe la rivière Bagué presque à sec. Sur les bords, les femmes cultivent des oignons et du tabac. Les jeunes semis sont arrosés fréquemment. Je traverse Morigueya où je rencontre quelques lianes goïn (Landolphia Heudelotii D. C.). Les papayers sont nombreux dans le village.