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Classiquesen Ligne

Dialacoro-Bafaga

12 avril. — Nous partons de Zaniéla à 4 heures, et nous arrivons à Farabakoro à 6 heures. Un doubalé très verdoyant croît sur la place du village. Le long de la route, nous observons un petit arbuste à fleurs blanches, commun partout, ainsi qu’un autre arbuste à fleurs jaunes. Les fruits de sanan sont mûrs et tombés. J’ai trouvé aussi pour la première fois, des fruits de mûrs.

Nous remarquons sur la route des traces fraîches d’éléphants.

Vers 8 heures et demie, nous arrivons à Bafaga. Près du village se trouve un beau nongo en fleurs, un énorme tomboro, quelque beaux palmiers cébi ; déjà quelques fruits sont tombés.

Dans le village, la case carrée du chef est vaste, ornée de piliers externes en relief, qui se prolongent en clochetons. Au delà et tout près du village, on traverse un marigot presque à sec ; les puits creusés aux alentours sont encore remplis d’eau.

Le fond de la végétation de ce marigot est formé par des palmiers nté chargés de régimes. Un Ficus à feuilles larges, luisantes, nommé cotourou, se trouve dans cette région. Les Marsilea abondent dans toutes les flaques environnantes.

Les femmes cultivent à proximité du marigot des n’goys et des borons. Avant d’arriver à ce village, et au delà, on rencontre de nombreuses plaques de mica blanc assez grandes dans un sable grossier. Çà et là se trouvent des roches granitoïdes et porphyroïdes. J’ai vu quelques goïn.