Bords du lac Faguibine.
16 août. — Cultures. — Les six plantes qui sont cultivées à N’Bouna en ce moment sont : le cotonnier, le riz, les niébés, l’Hibiscus Sabdariffa L., le sésame, le gros mil et le petit mil. Il paraît qu’en quelques endroits on cultive aussi un peu de maïs, du tabac, des melons, des pastèques, des concombres et des courges. La flore est peu riche : c’est celle des bords du Niger et du marigot de Goundam. Le lac est entouré de vastes plages sableuses, nues. A 50 mètres du bord se trouve une pelouse fine, pâturée par des ânes ; elle est formée du gazon court vu à Goundam, composé surtout de Cynodon dactylon L. (chiendent) et de la petite Cypéracée vivace, à tubercule odorant de Bourem. Le sable des bords du fleuve, sur une épaisseur de 2 à 3 centimètres, est coloré en vert par une algue qui donne la même coloration à l’eau du lac. Je n’ai pas vu de plantes aquatiques dans l’intérieur du lac, pas même de bourgou. Sur la plage on trouve beaucoup de poissons morts, spécialement des Siluridés, et un poisson plat dont la forme générale rappelle celle de la raie. Souvent leurs cadavres sont entassés dans de petites cuvettes, où l’eau a sans doute persisté plus longtemps, et où elle a fini par s’assécher.
Les oiseaux les plus fréquents que nous apercevons sont des grues, des oiseaux trompettes, des vanneaux. La petite coquille blanche est toujours commune sur les bords ainsi que des anodontes et quelques autres bivalves. Quelques pélicans prennent leurs ébats dans le milieu du lac.