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Classiquesen Ligne

Cap Saint-Georges ou Cap Soroz (Pointe) près de Elinkin.

19 janvier. — On rencontre le marigot de Géromaïd et le marigot de Ziguinchor, quelques cases, une maison couverte en tuiles, bâtie autrefois par la Compagnie française, des manguiers et des pommiers d’acajou en fleurs. De nombreux et beaux palmiers à huile forment çà et là des traînées de verdure à travers la brousse nue, ou bien des îlots de palétuviers marquent les traînées inondées une partie du temps. Les palmiers d’ici appartiennent tous au sexe mâle. On saigne la base de l’inflorescence pour en recueillir la sève (vin de palme). Pourquoi n’y a-t-il pas d’individus femelles ? Ces pieds se rencontrent jusqu’au voisinage du fleuve salé, mais dès qu’un pied est atteint par l’eau aux hautes marées, par suite des empiètements constants des berges du fleuve, ce pied meurt. Les bords sont ainsi jalonnés de souches tronquées et en partie déracinées, d’Elæis morts. Les Elæis de la pointe Saint-Georges appartiennent au village de Cajinolle.

Chez les Diolas, les palmiers à huile de la brousse sont la propriété d’un village, et tous les habitants, indistinctement, ont le droit de venir en récolter le vin ou les régimes, mais les Diolas d’un autre village doivent s’en abstenir sous peine de recevoir des coups de fusils.