Né en 1883 à Gondrecourt, Fernand Fleuret passe son enfance chez son arrière-grand-mère à Saint-Pair-sur-Mer puis chez son grand-père à Granville, avant de fréquenter le lycée de Coutances puis celui des jésuites à Jersey, et de faire ses premiers pas dans le journalisme au Patriote normand, à Flers. Poète, érudit et mystificateur, il baigne dans le microcosme littéraire et artistique parisien d'avant et d'après la Première Guerre mondiale, côtoyant Guillaume Apollinaire, Max Jacob, André Salmon, Jean Cocteau ainsi que des peintres comme Raoul Dufy. Esprit libre et iconoclaste, critique de premier plan, il contribue à redécouvrir les poètes baroques et libertins ainsi que les grands satiriques normands du XVIIe siècle, tout en écrivant lui-même une œuvre poétique moderniste aux côtés d'Apollinaire, de Cendrars et de Jacob. Sa santé fragile le contraint à s'installer dans le sud de la France, où il épouse l'écrivaine féministe Gabrielle Réval, cofondatrice du prix Femina, de treize ans son aînée. Il meurt en 1945 à Paris.