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Cinna ou la Clémence d’AugusteScène III.

Cinna ou la Clémence d’Auguste
Chapitre 24 / 24

Scène III.

AUGUSTE, LIVIE, CINNA, MAXIME, ÉMILIE, FULVIE.
AUGUSTE.

Mais enfin le ciel m’aime, et ses bienfaits nouveaux[26]
Ont enlevé[27] Maxime à la fureur des eaux.
Approche, seul ami que j’éprouve fidèle.1665

MAXIME.

Honorez moins, Seigneur, une âme criminelle.

AUGUSTE.

Ne parlons plus de crime après ton repentir,
Après que du péril tu m’as su garantir :
C’est à toi que je dois et le jour et l’empire.

MAXIME.

De tous vos ennemis connoissez mieux le pire : 1670
Si vous régnez encor, Seigneur, si vous vivez,
C’est ma jalouse rage à qui vous le devez.
Un vertueux remords n’a point touché mon âme ;
Pour perdre mon rival, j’ai découvert sa trame.
Euphorbe vous a feint que je m’étais noyé, 1675
De crainte qu’après moi vous n’eussiez envoyé :
Je voulois avoir lieu d’abuser Émilie,
Effrayer son esprit, la tirer d’Italie,
Et pensois la résoudre à cet enlèvement
Sous l’espoir du retour pour venger son amant ; 1680
Mais au lieu de goûter ces grossières amorces,
Sa vertu combattue a redoublé ses forces.

Elle a lu dans mon cœur ; vous savez le surplus,
Et je vous en ferois des récits superflus.
Vous voyez le succès de mon lâche artifice.1685
Si pourtant quelque grâce est due à mon indice,
Faites périr Euphorbe au milieu des tourments[28],
Et souffrez que je meure aux yeux de ces amants.
J’ai trahi mon ami, ma maîtresse, mon maître,
Ma gloire, mon pays, par l’avis de ce traître, 1690
Et croirai toutefois mon bonheur infini,
Si je puis m’en punir après l’avoir puni.

AUGUSTE.

En est-ce assez, ô ciel ! et le sort, pour me nuire,
A-t-il quelqu’un des miens qu’il veuille encor séduire ?
Qu’il joigne à ses efforts le secours des enfers : 1695
Je suis maître de moi comme de l’univers ;
Je le suis, je veux l’être. Ô siècles, ô mémoire,
Conservez à jamais ma dernière victoire !
Je triomphe aujourd’hui du plus juste courroux
De qui le souvenir puisse aller jusqu’à vous.1700
Soyons amis, Cinna, c’est moi qui t’en convie :
Comme à mon ennemi je t’ai donné la vie,
Et, malgré la fureur de ton lâche destin[29],
Je te la donne encor comme à mon assassin.
Commençons un combat qui montre par l’issue 1705
Qui l’aura mieux de nous ou donnée ou reçue[30].
Tu trahis mes bienfaits, je les veux redoubler ;
Je t’en avois comblé, je t’en veux accabler :

Avec cette beauté que je t’avois donnée,
Reçois le consulat pour la prochaine année[31]. 1710
Aime Cinna, ma fille, en cet illustre rang,
Préfères-en la pourpre à celle de mon sang ;
Apprends sur mon exemple à vaincre ta colère[32] :
Te rendant un époux, je te rends plus qu’un père.

ÉMILIE.

Et je me rends, Seigneur, à ces hautes bontés ; 1715
Je recouvre la vue auprès de leurs clartés :
Je connois mon forfait, qui me sembloit justice ;
Et, ce que n’avoit pu la terreur du supplice,
Je sens naître en mon âme un repentir puissant,
Et mon cœur en secret me dit qu’il y consent. 1720
Le ciel a résolu votre grandeur suprême ;
Et pour preuve, Seigneur, je n’en veux que moi-même[33] :
J’ose avec vanité me donner cet éclat,
Puisqu’il change mon cœur, qu’il veut changer l’État.
Ma haine va mourir, que j’ai crue immortelle ; 1725
Elle est morte, et ce cœur devient sujet fidèle ;
Et prenant désormais cette haine en horreur,
L’ardeur de vous servir succède à sa fureur.

CINNA.

Seigneur, que vous dirai-je après que nos offenses
Au lieu de châtiments trouvent des récompenses ? 1730
Ô vertu sans exemple ! ô clémence, qui rend
Votre pouvoir plus juste, et mon crime plus grand !

AUGUSTE.

Cesse d’en retarder un oubli magnanime ;
Et tous deux avec moi faites grâce à Maxime :
Il nous a trahis tous ; mais ce qu’il a commis1735

Vous conserve innocents, et me rend mes amis.

(À Maxime[34].)

Reprends auprès de moi ta place accoutumée ;
Rentre dans ton crédit et dans ta renommée ;
Qu’Euphorbe de tous trois ait sa grâce à son tour ;
Et que demain l’hymen couronne leur amour.1740
Si tu l’aimes encor, ce sera ton supplice.

MAXIME.

Je n’en murmure point, il a trop de justice ;
Et je suis plus confus, Seigneur, de vos bontés
Que je ne suis jaloux du bien que vous m’ôtez.

CINNA.

Souffrez que ma vertu dans mon cœur rappelée1745
Vous consacre une foi lâchement violée,
Mais si ferme à présent, si loin de chanceler,
Que la chute du ciel ne pourroit l’ébranler.
Puisse le grand moteur des belles destinées,
Pour prolonger vos jours, retrancher nos années ;1750
Et moi, par un bonheur dont chacun soit jaloux,
Perdre pour vous cent fois ce que je tiens de vous !

LIVIE.

Ce n’est pas tout, Seigneur : une céleste flamme
D’un rayon prophétique illumine mon âme.
Oyez ce que les Dieux vous font savoir par moi ;1755
De votre heureux destin c’est l’immuable loi.
Après cette action vous n’avez rien à craindre :
On portera le joug désormais sans se plaindre ;
Et les plus indomptés, renversant leurs projets,
Mettront toute leur gloire à mourir vos sujets ;1760
Aucun lâche dessein, aucune ingrate envie
N’attaquera le cours d’une si belle vie ;

CINNA.

Jamais plus d’assassins, ni de conspirateurs[35] :
Vous avez trouvé l’art d’être maître des cœurs.
Rome, avec une joie et sensible et profonde, 1765
Se démet en vos mains de l’empire du monde ;
Vos royales vertus lui vont trop[36] enseigner
Que son bonheur consiste à vous faire régner :
D’une si longue erreur pleinement affranchie,
Elle n’a plus de vœux que pour la monarchie, 1770
Vous prépare déjà des temples, des autels,
Et le ciel une place entre les immortels ;
Et la postérité, dans toutes les provinces,
Donnera votre exemple aux plus généreux princes.

AUGUSTE.

J’en accepte l’augure, et j’ose l’espérer : 1775
Ainsi toujours les dieux vous daignent inspirer !
Qu’on redouble demain les heureux sacrifices
Que nous leur offrirons sous de meilleurs auspices ;
Et que vos conjurés entendent publier
Qu’Auguste a tout appris, et veut tout oublier. 1780

FIN DU CINQUIÈME ET DERNIER ACTE.
  1. Voyez ci-dessus, p. 374 : Quum alteram poni Cinnæ cathedram jussisset : « Hoc, inquit, primum a te peto, ne me loquentem interpelles, ne medio sermone meo proclames ; dabitur tibi loquendi liberum tempus. »
  2. Var. Ce fut dedans leur camp que tu pris la naissance ;
    Et quand après leur mort tu vins en ma puissance,
    Leur haine héréditaire, ayant passé dans toi,
    T’avoit mis à la main les armes contre moi. (1643-56)
  3. Ego te, Cinna, quum in hostium castris invenissem, non factum tantum mihi inimicum, sed natum, servavi. (P. 374.)
  4. Var. Et le sang t’ayant fait d’un contraire parti,
    Ton inclination ne l’a point démenti :
    Comme elle l’a suivi, les effets l’ont suivie. (1643-56)
  5. Patrimonium tibi omne concessi. (P. 374.)
  6. Sacerdotium tibi petenti, præteritis compluribus quorum parentes mecum militaverant, dedi. (Ibidem.)
  7. Var. M’ont conservé le jour qu’à présent je respire,
    Et m’ont de tout leur sang acheté cet empire.
  8. Hodie tam felix es et tam dives, ut victo victores invideant. (P. 374.)
  9. Var. Après tant de travaux montrer un peu de haine. (1643 in-4o)
    Var. Après tant de faveurs montrer un peu de haine. (1643 in-12 et 48-56)
  10. Quum sic de te meruerim, occidere me constituisti. (P. 374.)
  11. Quum ad hanc vocem exclamasset Cinna, procul hanc ab se abesse dementiam : « Non prætas, inquit, fidem, Cinna ; convenerat ne interloquereris. Occidere, inquam, me paras. » (P. 374. et 375.)
  12. Var. Assurée au besoin du secours des premiers.
    Te dirai-je les noms de tous ces meurtriers ? (1643-56)
  13. Monvel comptait ici les conjurés sur ses doigts ; après le nom de Maxime, il laissait retomber sa main en disant la fin du vers, puis il semblait s’apprêter à reprendre son compte, qu’il abandonnait définitivement en disant :
    Le reste ne vaut pas l’honneur d’être nommé.
    Talma admirait fort ce jeu de scène très-familier, mais d’un effet saisissant, et il fut longtemps avant d’oser le pratiquer.
  14. Et quum defixum videret, nec ex conventione jam, sed ex conscientia tacentem : « Quo, inquit, hoc animo facis ? » (P. 375.)
  15. Ut ipse sis princeps ? Male, mehercule, cum republica agitur, si tibi ad imperandum nihil præter me obstat. (Ibidem.)
  16. Var. Mais en un triste état on la verroit réduite. (1643-56)
  17. « Ces vers et les suivants occasionnèrent un jour une saillie singulière. Le dernier maréchal de la Feuillade, étant sur le théâtre, dit tout haut à Auguste : « Ah ! tu me gâtes le soyons amis, Cinna » Le vieux comédien qui jouait Auguste se déconcerta et crut avoir mal joué. Le maréchal, après la pièce, lui dit : « Ce n’est pas vous qui m’avez déplu, c’est Auguste, qui dit à Cinna qu’il n’a aucun mérite, qu’il n’est propre à rien, qu’il fait pitié, et qui ensuite lui dit : « Soyons amis. » Si le Roi m’en disait autant, je le remercierais de son « amitié ». » (Voltaire.)
  18. Cedo, si spes tuas solus impedio, Paulusne te et Fabius Maximus et Cossi et Servilii ferent, tantumque agmen nobilium, non inania nomina præferentium, sed eorum qui imaginibus suis decori sunt ? (P. 375.)
  19. Var. Cette stupidité s’est enfin dissipée. (1643-56)
  20. Var. Oui, Seigneur, du dessein je suis la seule cause :
    C’est pour moi qu’il conspire, et c’est pour moi qu’il ose. (1643-56)
  21. Var. Ces flammes dans nos cœurs dès longtemps étoient nées. (1643-56)
  22. Var. Mon père l’eut pareil de ceux qu’il vous a faits. (1643-56)
  23. Voyez acte III, scène iv, vers 1035 et 1036.
  24. Var. Ayant avec un père un amant à venger. (1643-56)
  25. Var. À mes chastes desirs la trouvant inflexible. (1643-56)
  26. Var. Mais enfin le ciel m’aime, et parmi tant de maux
    Il m’a rendu Maxime, et l’a sauvé des eaux. (1643-56)
  27. Voltaire, dans l’édition de 1786, a remplacé enlevé par arraché. Il fait commencer la scène au vers 1665.
  28. Var. À vos bontés, Seigneur, j’en demanderai deux,
    Le supplice d’Euphorbe, et ma mort à leur yeux. (1643-56)
  29. Il y a destin dans toutes les éditions de Corneille, et même encore dans celle de 1692. Le mot paraît être pris dans un sens conforme à celui de se proposer, résoudre, qu’avait autrefois le verbe destiner (voyez le Lexique). Voltaire a substitué dessein à destin.
  30. Voyez ci-dessus, p. 375 : Vitam tibi, inquit, Cinna, iterum do, prius hosti, nunc insidiatori ac parricidæ. Ex hodierno die inter nos amicitia incipiat. Contendamus utrum ego meliore fide vitam tibi dederim, an tu debeas.
  31. Post hæc detulit ultro consulatum. (P. 375.) — Cinna fut consul l’an 5 avant Jésus-Christ.
  32. Var. Apprends, à mon exemple, à vaincre ta colère. (1643-56)
  33. Var. Et pour preuve, Seigneur, je ne veux que moi-même. (1643-56)
  34. Ce jeu de scène manque dans les édition de 1643-60.
  35. Nullis amplius insidiis ab ullo petitus est. (P. 375.)
  36. L’édition de 1682 porte, par erreur, tout, pour trop.
  1. Voyez ci-dessus, p. 374 : Quum alteram poni Cinnæ cathedram jussisset : « Hoc, inquit, primum a te peto, ne me loquentem interpelles, ne medio sermone meo proclames ; dabitur tibi loquendi liberum tempus. »
  2. Var. Ce fut dedans leur camp que tu pris la naissance ;
    Et quand après leur mort tu vins en ma puissance,
    Leur haine héréditaire, ayant passé dans toi,
    T’avoit mis à la main les armes contre moi. (1643-56)
  3. Ego te, Cinna, quum in hostium castris invenissem, non factum tantum mihi inimicum, sed natum, servavi. (P. 374.)
  4. Var. Et le sang t’ayant fait d’un contraire parti,
    Ton inclination ne l’a point démenti :
    Comme elle l’a suivi, les effets l’ont suivie. (1643-56)
  5. Patrimonium tibi omne concessi. (P. 374.)
  6. Sacerdotium tibi petenti, præteritis compluribus quorum parentes mecum militaverant, dedi. (Ibidem.)
  7. Var. M’ont conservé le jour qu’à présent je respire,
    Et m’ont de tout leur sang acheté cet empire.
  8. Hodie tam felix es et tam dives, ut victo victores invideant. (P. 374.)
  9. Var. Après tant de travaux montrer un peu de haine. (1643 in-4o)
    Var. Après tant de faveurs montrer un peu de haine. (1643 in-12 et 48-56)
  10. Quum sic de te meruerim, occidere me constituisti. (P. 374.)
  11. Quum ad hanc vocem exclamasset Cinna, procul hanc ab se abesse dementiam : « Non prætas, inquit, fidem, Cinna ; convenerat ne interloquereris. Occidere, inquam, me paras. » (P. 374. et 375.)
  12. Var. Assurée au besoin du secours des premiers.
    Te dirai-je les noms de tous ces meurtriers ? (1643-56)
  13. Monvel comptait ici les conjurés sur ses doigts ; après le nom de Maxime, il laissait retomber sa main en disant la fin du vers, puis il semblait s’apprêter à reprendre son compte, qu’il abandonnait définitivement en disant :
    Le reste ne vaut pas l’honneur d’être nommé.
    Talma admirait fort ce jeu de scène très-familier, mais d’un effet saisissant, et il fut longtemps avant d’oser le pratiquer.
  14. Et quum defixum videret, nec ex conventione jam, sed ex conscientia tacentem : « Quo, inquit, hoc animo facis ? » (P. 375.)
  15. Ut ipse sis princeps ? Male, mehercule, cum republica agitur, si tibi ad imperandum nihil præter me obstat. (Ibidem.)
  16. Var. Mais en un triste état on la verroit réduite. (1643-56)
  17. « Ces vers et les suivants occasionnèrent un jour une saillie singulière. Le dernier maréchal de la Feuillade, étant sur le théâtre, dit tout haut à Auguste : « Ah ! tu me gâtes le soyons amis, Cinna » Le vieux comédien qui jouait Auguste se déconcerta et crut avoir mal joué. Le maréchal, après la pièce, lui dit : « Ce n’est pas vous qui m’avez déplu, c’est Auguste, qui dit à Cinna qu’il n’a aucun mérite, qu’il n’est propre à rien, qu’il fait pitié, et qui ensuite lui dit : « Soyons amis. » Si le Roi m’en disait autant, je le remercierais de son « amitié ». » (Voltaire.)
  18. Cedo, si spes tuas solus impedio, Paulusne te et Fabius Maximus et Cossi et Servilii ferent, tantumque agmen nobilium, non inania nomina præferentium, sed eorum qui imaginibus suis decori sunt ? (P. 375.)
  19. Var. Cette stupidité s’est enfin dissipée. (1643-56)
  20. Var. Oui, Seigneur, du dessein je suis la seule cause :
    C’est pour moi qu’il conspire, et c’est pour moi qu’il ose. (1643-56)
  21. Var. Ces flammes dans nos cœurs dès longtemps étoient nées. (1643-56)
  22. Var. Mon père l’eut pareil de ceux qu’il vous a faits. (1643-56)
  23. Voyez acte III, scène iv, vers 1035 et 1036.
  24. Var. Ayant avec un père un amant à venger. (1643-56)
  25. Var. À mes chastes desirs la trouvant inflexible. (1643-56)
  26. Var. Mais enfin le ciel m’aime, et parmi tant de maux
    Il m’a rendu Maxime, et l’a sauvé des eaux. (1643-56)
  27. Voltaire, dans l’édition de 1786, a remplacé enlevé par arraché. Il fait commencer la scène au vers 1665.
  28. Var. À vos bontés, Seigneur, j’en demanderai deux,
    Le supplice d’Euphorbe, et ma mort à leur yeux. (1643-56)
  29. Il y a destin dans toutes les éditions de Corneille, et même encore dans celle de 1692. Le mot paraît être pris dans un sens conforme à celui de se proposer, résoudre, qu’avait autrefois le verbe destiner (voyez le Lexique). Voltaire a substitué dessein à destin.
  30. Voyez ci-dessus, p. 375 : Vitam tibi, inquit, Cinna, iterum do, prius hosti, nunc insidiatori ac parricidæ. Ex hodierno die inter nos amicitia incipiat. Contendamus utrum ego meliore fide vitam tibi dederim, an tu debeas.
  31. Post hæc detulit ultro consulatum. (P. 375.) — Cinna fut consul l’an 5 avant Jésus-Christ.
  32. Var. Apprends, à mon exemple, à vaincre ta colère. (1643-56)
  33. Var. Et pour preuve, Seigneur, je ne veux que moi-même. (1643-56)
  34. Ce jeu de scène manque dans les édition de 1643-60.
  35. Nullis amplius insidiis ab ullo petitus est. (P. 375.)
  36. L’édition de 1682 porte, par erreur, tout, pour trop.
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