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Les Fausses ConfidencesScène VII

Les Fausses Confidences
Chapitre 25 / 48

Scène VII

MARTON, LE GARÇON.
Marton.

Vous avez mal fait de parler de ce portrait devant lui. Je sais qui vous cherchez ; c’est le neveu de M. Remy, de chez qui vous venez.

Le Garçon.

Je le crois aussi, mademoiselle.

Marton.

Un grand homme qui s’appelle M. Dorante.

Le Garçon.

Il me semble que c’est son nom.

Marton.

Il me l’a dit ; je suis dans sa confidence. Avez-vous remarqué le portrait ?

Le Garçon.

Non ; je n’ai pas pris garde à qui il ressemble.

Marton.

Eh bien, c’est de moi qu’il s’agit. M. Dorante n’est pas ici, et ne reviendra pas sitôt. Vous n’avez qu’à me remettre la boîte ; vous le pouvez en toute sûreté ; vous lui feriez même plaisir. Vous voyez que je suis au fait.

Le Garçon.

C’est ce qui me paraît. La voilà, mademoiselle. Ayez donc, je vous prie, le soin de la lui rendre quand il sera venu.

Marton.

Oh ! je n’y manquerai pas.

Le Garçon.

Il y a encore une bagatelle qu’il doit dessus ; mais je tâcherai de repasser tantôt ; et, si il n’y était pas, vous auriez la bonté d’achever de payer.

Marton.

Sans difficulté. Allez. (À part.) Voici Dorante. (Au garçon.) Retirez-vous vite.