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Les Fausses ConfidencesScène XI

Les Fausses Confidences
Chapitre 46 / 48

Scène XI

ARAMINTE, MARTON, ARLEQUIN.
Araminte.

Que veux-tu ?

Arlequin, pleurant et sanglotant.

J’aurais bien de la peine à vous le dire ; car je suis dans une détresse qui me coupe entièrement la parole à cause de la trahison que mademoiselle Marton m’a faite. Ah ! quelle ingrate perfidie !

Marton.

Laisse là ta perfidie et nous dis ce que tu veux.

Arlequin.

Ah ! cette pauvre lettre ! Quelle escroquerie !

Araminte.

Dis donc ?

Arlequin.

Monsieur Dorante vous demande à genoux qu’il vienne ici vous rendre compte des paperasses qu’il a eues dans les mains depuis qu’il est ici. Il m’attend à la porte où il pleure.

Marton.

Dis-lui qu’il vienne.

Arlequin.

Le voulez-vous, madame ? car je ne me fie pas à elle. Quand on m’a une fois affronté, je n’en reviens point.

Marton, d’un air triste et attendri.

Parlez-lui, madame ; je vous laisse.

Arlequin, quand Marton est partie.

Vous ne me répondez point, madame ?

Araminte.

Il peut venir.