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Le Mariage de FigaroScène XII

Le Mariage de Figaro
Chapitre 50 / 90

Scène XII

BARTHOLO, MARCELINE, BRID’OISON.
Marceline, à Brid’oison.

Monsieur, écoutez mon affaire.

Brid’oison, en robe, et bégayant un peu.

Eh bien ! pa-arlons-en verbalement.

Bartholo.

C’est une promesse de mariage.

Marceline.

Accompagnée d’un prêt d’argent.

Brid’oison.

J’en…entends, et cætera, le reste.

Marceline.

Non, monsieur, point d’et cætera.

Brid’oison.

J’en-entends : vous avez la somme ?

Marceline.

Non, monsieur ; c’est moi qui l’ai prêtée.

Brid’oison.

J’en-entends bien, vou-ous redemandez l’argent ?

Marceline.

Non, monsieur ; je demande qu’il m’épouse.

Brid’oison.

Eh ! mais j’en-entends fort bien ; et lui veu-eut-il vous épouser ?

Marceline.

Non, monsieur ; voilà tout le procès !

Brid’oison.

Croyez-vous que je ne l’en-entende pas, le procès ?

Marceline.

Non, monsieur. (À Bartholo.) Où sommes-nous ? (À Brid’oison.) Quoi ! c’est vous qui nous jugerez ?

Brid’oison.

Est-ce que j’ai a-acheté ma charge pour autre chose ?

Marceline, en soupirant.

C’est un grand abus que de les vendre !

Brid’oison.

Oui ; l’on-on ferait mieux de nous les donner pour rien. Contre qui plai-aidez-vous ?