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Le Mariage de FigaroScène IX

Le Mariage de Figaro
Chapitre 83 / 90

Scène IX

LE COMTE entre par le fond du théâtre, et va droit au pavillon à sa droite ; FIGARO, SUZANNE.
Le Comte, à lui-même.

Je la cherche en vain dans le bois, elle est peut-être entrée ici.

Suzanne, à Figaro, parlant bas.

C’est lui.

Le Comte, ouvrant le pavillon.

Suzon, es-tu là dedans ?

Figaro, bas.

Il la cherche, et moi je croyais…

Suzanne, bas.

Il ne l’a pas reconnue.

Figaro.

Achevons-le, veux-tu ?

(Il lui baise la main.)
Le Comte se retourne.

Un homme aux pieds de la comtesse !… Ah ! je suis sans armes.

(Il s’avance.)
Figaro se relève tout à fait en déguisant sa voix.

Pardon, madame, si je n’ai pas réfléchi que ce rendez-vous ordinaire était destiné pour la noce.

Le Comte, à part.

C’est l’homme du cabinet de ce matin.

(Il se frappe le front.)
Figaro continue.

Mais il ne sera pas dit qu’un obstacle aussi sot aura retardé nos plaisirs.

Le Comte, à part.

Massacre ! mort ! enfer !

Figaro, la conduisant au cabinet.

(Bas.) Il jure. (Haut.) Pressons-nous donc, madame, et réparons le tort qu’on nous a fait tantôt, quand j’ai sauté par la fenêtre.

Le Comte, à part.

Ah ! tout se découvre enfin.

Suzanne, près du pavillon à sa gauche.

Avant d’entrer, voyez si personne n’a suivi.

(Il la baise au front.)

Le Comte s’écrie.

Vengeance !

(Suzanne s’enfuit dans le pavillon où sont entrés Fanchette, Marceline et Chérubin.)