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Le Mariage de FigaroScène XIX

Le Mariage de Figaro
Chapitre 57 / 90

Scène XIX

BARTHOLO, SUZANNE, FIGARO, MARCELINE, BRID’OISON.
Bartholo, à Figaro.

Et cherche à présent qui t’adopte.

(Il veut sortir.)
Marceline, courant prendre Bartholo à bras le corps, le ramène.

Arrêtez, docteur, ne sortez pas.

Figaro, à part.

Non, tous les sots d’Andalousie sont, je crois, déchaînés contre mon pauvre mariage !

Suzanne, à Bartholo.

Bon petit papa, c’est votre fils.

Marceline, à Bartholo.

De l’esprit, des talents, de la figure.

Figaro, à Bartholo.

Et qui ne vous a pas coûté une obole.

Bartholo.

Et les cent écus qu’il m’a pris ?

Marceline, le caressant.

Nous aurons tant soin de vous, papa !

Suzanne, le caressant.

Nous vous aimerons tant, petit papa !

Bartholo, attendri.

Papa ! bon papa ! petit papa ! voilà que je suis plus bête encore que monsieur, moi. (Montrant Brid’oison.) Je me laisse aller comme un enfant. (Marceline et Suzanne l’embrassent.) Oh ! non, je n’ai pas dit oui. (Il se retourne.) Qu’est donc devenu monseigneur ?

Figaro.

Courons le joindre ; arrachons-lui son dernier mot. S’il machinait quelque autre intrigue, il faudrait tout recommencer.

Tous ensemble.

Courons, courons.

(Ils entraînent Bartholo dehors.)