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Les contemplations. Aujourd'huiIII ÉCRIT EN 1846

Les contemplations. Aujourd'hui
Chapitre 20 / 115

III  ÉCRIT EN 1846

« ... Je TOUS ai vu enfant, monsieur, chez votre respectable mère, et nous sommes même un peu parents, je crois. J’ai applaudi à vos premières odes, la Vendée, Louis XVII... Dès 1827, dans votre ode dite A la colonne, TOUS désertiez les saines doctrines, vous abjuriez la légitimité ; la faction libérale battait des- mains à votre apostasie. J’en gémissais... Vous êtes aujourd’hui, monsieur, en démagogie pure, en plein jacobinisme. Votre discours d’anarchiste sur les affaires de Gallicie est plus digne du tréteau d’une Convention que de la tribune d’une chambre des pairs. Vous en êtes à la carmagnole... Vous vous perdez, je vous le dis. Quelle est donc votre ambition ? Depuis ces beaux jours de votre adolescence monarchique, qu’avez-vous fait ? où allez-vous ?... »

(Le marquis du C. d’E... – Lettre à Victor Hugo. Paris, 1846.)