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Les contemplations. Aujourd'huiIV

Les contemplations. Aujourd'hui
Chapitre 59 / 115

IV

A l’instant où l’on dit : Vivons ! tout se déchire.

Les pleurs subitement descendent sur le rire.

Tête nue ! à genoux !

Tes fils sont morts, mon père est mort, leur mère est morte,

O deuil ! qui passe là ? C’est un cercueil qu’on porte.

A qui le portez-vous ?

Ils le portent à l’ombre, au silence, à la terre ;

Ils le portent au calme obscur, à l’aube austère,

A la brume sans bords,

Au mystère qui tord ses anneaux sous des voiles,

Au serpent inconnu qui lèche les « toiles

Et qui baise les morts !