Scène II.
DORANTE, ALCIPPE, CLITON.
ALCIPPE.
Je te veux, cher ami, faire part de ma joie.
Je suis heureux : mon père…
DORANTE.
Je suis heureux : mon père…Eh bien ?
ALCIPPE.
Je suis heureux : mon père…Eh bien ?Vient d’arriver.
CLITON, à Dorante.
Cette place pour vous est commode à rêver.
DORANTE.
Ta joie est peu commune, et pour revoir un père
1150Un tel homme que nous ne se réjouit guère[4].
ALCIPPE.
Un esprit que la joie entièrement saisit,
Présume qu’on l’entend au moindre mot qu’il dit[5].
Sache donc que je touche à l’heureuse journée
Qui doit avec Clarice unir ma destinée :
1155On attendoit mon père afin de tout signer.
DORANTE.
C’est ce que mon esprit ne pouvoit deviner ;
Mais je m’en réjouis. Tu vas entrer chez elle ?
ALCIPPE.
Oui, je lui vais porter cette heureuse nouvelle ;
Et je t’en ai voulu faire part en passant.
DORANTE.
1160Tu t’acquiers d’autant plus un cœur reconnoissant.
Enfin donc ton amour ne craint plus de disgrâce ?
ALCIPPE.
Cependant qu’au logis mon père se délasse,
J’ai voulu par devoir prendre l’heure du sien.
CLITON, à Dorante.
Les gens que vous tuez se portent assez bien.
ALCIPPE.
1165Je n’ai de part ni d’autre aucune défiance.
Excuse d’un amant la juste impatience :
Adieu.
DORANTE.
Adieu.Le ciel te donne un hymen sans souci !
Scène II.
DORANTE, ALCIPPE, CLITON.
ALCIPPE.
Je te veux, cher ami, faire part de ma joie.
Je suis heureux : mon père…
DORANTE.
Je suis heureux : mon père…Eh bien ?
ALCIPPE.
Je suis heureux : mon père…Eh bien ?Vient d’arriver.
CLITON, à Dorante.
Cette place pour vous est commode à rêver.
DORANTE.
Ta joie est peu commune, et pour revoir un père
1150Un tel homme que nous ne se réjouit guère[4].
ALCIPPE.
Un esprit que la joie entièrement saisit,
Présume qu’on l’entend au moindre mot qu’il dit[5].
Sache donc que je touche à l’heureuse journée
Qui doit avec Clarice unir ma destinée :
1155On attendoit mon père afin de tout signer.
DORANTE.
C’est ce que mon esprit ne pouvoit deviner ;
Mais je m’en réjouis. Tu vas entrer chez elle ?
ALCIPPE.
Oui, je lui vais porter cette heureuse nouvelle ;
Et je t’en ai voulu faire part en passant.
DORANTE.
1160Tu t’acquiers d’autant plus un cœur reconnoissant.
Enfin donc ton amour ne craint plus de disgrâce ?
ALCIPPE.
Cependant qu’au logis mon père se délasse,
J’ai voulu par devoir prendre l’heure du sien.
CLITON, à Dorante.
Les gens que vous tuez se portent assez bien.
ALCIPPE.
1165Je n’ai de part ni d’autre aucune défiance.
Excuse d’un amant la juste impatience :
Adieu.
DORANTE.
Adieu.Le ciel te donne un hymen sans souci !