L'Arlésienne : Pièce en trois actes et cinq tableaux — SCÈNE VII.
SCÈNE VII.
LES MÊMES, VIVETTE, par le fond.
VIVETTE, s’arrêtant timidement.
Pardon... Je vous dérange!...
FRÉDERI, la retenant.
Non... reste... reste... Qu’en dites-vous, grand-père? Je crois que celle-là vous n’aurez pas de honte à l’appeler votre fille...
TOUS.
Vivette!...
VIVETTE.
Moi?...
FRÉDERI, à Vivette, qu’il soutient.
Tu sais ce que tu m’as dit : Le mal qu’une femme m’a fait, il n’y a qu’une femme qui puisse le guérir. Veux-tu être cette femme, Vivette? Veux-tu que je te donne mon cœur? Il est bien malade, bien ébranlé des secousses qu’il a reçues, mais c’est égal! Je crois que si tu t’en mêles, tu viendras à bout de lui? Veux-tu essayer, dis?... (Le père et la mère restent éperdus, les bras tendus vers Vivette d’un air suppliant.)
VIVETTE, se cachant dans le sein de Rose.
Répondez-lui pour moi, marraine.
BALTHAZAR, sanglotant, prend la tête de Fréderi
dans ses mains.
Ah! cher enfant, Dieu te bénisse pour tout le bien que tu me fais!
ACTE TROISIÈME.